Avoir des idées bizarres/folles ne rend pas dangereux

dessin au feutre rouge sur une serviette en papier d'une maison, une poule d'eau, un anne à grandes oreilles
Un dessin bizarre que j'ai fait (il n'y a pas vraiment de rapport avec les idées bizarres 🙂 ).
Oui, il peut arriver d’avoir des idées, des intuitions folles, qui paraissent très étranges, cela pourrait amener à penser que ces patients, si par exemple ils avaient l’intuition qu’il faille tuer un voisin, finiraient par aller le tuer ou qu’ils pourraient faire tout autres actes graves, en vrai il n’en est rien pour une raison simple …

… (du moins c’est mon point de vue, mais en observant les gens, ça me parait juste), les personnes ont toutes ou presque une retenue à faire du mal aux autres, parce que faire du mal aux autres fait souffrir, et parce qu’on ressent ça comme extrêmement grave. Cette retenue de faire du mal aux autres est toujours présente dans la schizophrénie (du moins pour moi et pour ceux que j’ai rencontré). < class="sst-nothing">Pour moi, et à mon avis pour pas mal de schizophrènes cette retenue, empathie et culpabilité envers les autres est même souvent extrêmement exacerbée…

Bien que je pouvais être extrêmement en colère contre certains, je n’allais certainement jamais leur faire du mal.

Cette colère n’était quasiment plus présente à partir du moment où je prenais un traitement.

Une personne perchée sur un petit rocher dans la forêt qui semble invoquer les dieux
On s'imagine parfois que les patients ayant des idées bizarres y adhèrent sans soucis. Moi elles me créaient beaucoup d'inquiétudes, et elles me convainquaient qu'à moitié d'être vraie, je ne voulais pas les avoir.

Personnellement je ne crois pas vraiment qu’on apprend à pas faire de mal, enfin c’est sûrement semi acquis semi inné. Personne ne m’a expliqué petit que faire pleurer la voisine était mal pourtant je ne voulais pas le faire, ça m’aurait fait souffrir de le faire, et ça même si petit on a souvent envie de faire des conneries interdites, pour l’envie de l’aventure, montrer qu’on est courageux, et car ça nous dérange d’obéir parfaitement aux règles imposées. Ce conflit en nous entre essayer de faire des conneries et ne pas vouloir faire des conneries qui pourraient blesser les autres est la preuve qu’on s’inquiète de faire du mal aux autres, sinon il n’y aurait pas ce conflit en nous et on ferait les conneries sans même réfléchir.

Même si on se fait reprendre quand on fait quelque chose de mal étant enfant, ce n’est sûrement pas le souvenir de la punition enfant qui pousse les gens à ne pas faire de mal adulte, mais parce que généralement, pour la plupart des gens, ça leur fait mal de faire du mal (c’est mon avis).

Aussi je me souviens avoir lu une expérience scientifique réalisée vers 2010 qui va dans ce sens que l’humanité est innée: on a mis des bébés de 7 mois devant une vidéo de deux peluches une rouge et une bleue, la vidéo montrait qu’une des deux peluches empêchait l’autre peluche de réaliser son but : amener un ballon au sommet de la colline. Puis ceux qui réalisaient l’expérience mettaient les bébés en présence de ces deux peluches, et alors les bébés prenaient dans leur bras quasiment systématiquement la peluche qui essayait d’amener le ballon au sommet comme doudou (qu’elle soit bleue ou rouge) et jamais celle qui empêchait d’amener le ballon au sommet. C’est un peu la preuve de manière scientifique que dès tout petit, les enfants veulent faire le bien ou du moins qu’ils ont déjà une conscience du bien et du mal, c’est à dire aider les autres, comme on aimerait être aidé, et ne pas faire de mal comme on aimerait qu’on nous fasse pas de mal.

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