Avoir un secret insupportable, la culpabilité, l’impression de viol de l’esprit

photo d'un patio en Espagne avec une fontaine au milieu
Mon jardin secret aurait dû être partagé dans mon impression, comme les autres arrivaient à le faire? Le fait de rigoler avec ses copains ou d'avoir des fantasmes, tout ça était des choses gênantes à raconter à ma famille, que, apparemment j'aurai du partager.

Je gardais un secret durant l’adolescence: j’avais fait un truc sexuel dans une situation qu’il ne fallait pas vers mes 13 ans, au fond ça n’est pas allé bien loin, mais ça me tracassait. A cette période là, j’avais une libido tellement intense, c’était intenable, je ne me masturbais pas car le geste ne m’était pas venu à l’esprit, et car je trouvais ça obscène. Du coup, ma libido pétait les plombs avec une érection et des fantasme absolument toute la journée. Généralement face aux filles j’étais très intimidé, mais avec cette fille avec qui je suis partie en vacances, que je connaissais depuis longtemps, j’étais plus à l’aise, c’est ça qui m’a poussé à faire quelque trucs un peu sexuel avec elle. Je culpabilisais de tout énormément, mais comme ma libido était folle, et comme adolescent on a plus de mal à se contrôler qu’adulte et que j’étais assez à l’aise avec cette fille, j’ai quand même insisté auprès d’elle pour qu’on fasse des trucs sexuels, même si au fond ça n’est pas allé très loin et que celle ci semblait consentante au début. Quand elle n’était plus consentante, j’ai continué d’être insistant verbalement , tellement l’envie était intense, puis j’ai arrêté d’être insistant verbalement, mais ça n’est pas allé plus loin et je n’ai pas forcé physiquement à quoi que ce soit et rien de plus n’est arrivé. Je crois que ce genre d’anecdote arrive parfois chez les adolescents, surtout ceux qui ont une grosse libido et ne se masturbent pas empêchant ainsi de faire tomber la libido.

Je raconte ça pour raconter la culpabilité chez moi qui s’en est suivi et presque une sensation de viol de l’esprit que j’ai vécu face à ça, bien que c’était moi le coupable de ces actes.

Je culpabilisais de manière extrêmement intense, sachant que la fille à qui j’avais fait ça déprimait un peu par la suite, j’ai eu peur de l’avoir détruit psychiquement pour toujours d’une part, et d’autre part, je me sentais mal par rapport à mes parents. Je ne comprend toujours pas pourquoi je me sentais mal par rapport à mes parents mais je me sentais dans l’obligation d’à la fois aller voir cette fille pour lui dire mes excuses, alors qu’en vrai j’étais tellement intensément honteux de ça qu’il m’était très difficile de lui parler de ça, et à la fois je me disais que je devais confesser ça à mes parents pour être en quelque sorte soulagé de ce poids, de ce secret inavouable, de garder ce secret, cependant ce sentiment d’obligation de raconter ça à mes parents, je le ressentais comme un viol de l’esprit car ça m’aurait terriblement dérangé de le faire. Cette impression me poursuivait tout le temps et je sentais que tant que je ne m’étais pas excusé auprès de cette fille et de mes parents, ce secret devrait me détruit totalement jusqu’à la fin de mes jours.

La solution pour avoir la conscience tranquille c’était d’avouer le truc sexuel à mes parents… mais c’était pas une solution, car ça m’aurait dérangé profondément, pourtant je continuais de me dire que j’aurai du le faire.

Je lui ai parlé à nouveau de cela 6 ans après en m’excusant, j’étais encore sans traitement, il me semble qu’elle m’a dit que je m’inquiétais trop, je me suis demandé si elle m’a prise pour un fou étant donné la manière dont je lui ai parlé.

Je voudrai lui reparler de cela, même si ça me gène franchement toujours beaucoup, juste pour m’assurer qu’elle ne l’a pas trop mal vécu vu qu’à l’époque même si j’avais insisté, je me sentais coupable après. Et bien sûr lui présenter mes excuses et lui expliquer la culpabilité intense que j’ai vécu face à avoir insisté ayant l’impression d’avoir fait quelque chose de grave.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.