Les idées bizarres

Une vingtaines d'amoncellements de pierre sur un passage de randonnée dans la foret
Je gardais des idées que j'estimais importantes, qui étaient mes repères durant ces idées bizarres, dans des moments plus posés, garder certaines idées au long terme me rassurait. Cependant la plus part de ces idées bizarres me rendent plutôt anxieux.

Je me rend compte que j’ai des idées bizarres, mais elles sont très fugaces, et j’ai du mal à les décrire, j’ai du mal à m’en rendre compte.

C’est des idées où il y a des règles surnaturelles une fraction de seconde, par exemple que certains trucs sont sacrés dans mon esprit, que certaines personnes sont sacrées, que certaines choses doivent être faites pour que le futur se passe bien.

Je prend un tel exemple: il m’arrivait de croire que la nature nous a lancé dans la vie en nous donnant des scores sur différentes capacités intellectuelles humaines, et que ce sont des entités un peu surnaturelles, disons des Dieux qui aient choisi ces scores (un peu à la manière des jeux de rôles où on choisi les capacité des personnes qu’on crée au début de la parti, ici des dieux auraient choisi nos capacités à la naissance) et que c’est une espèce de compétition, de jeu, entre ces Dieux pour trouver la meilleur répartition de ces capacités humaines pour être l’humain le plus gagnant, celui avec la meilleur vie, qui aura réalisé le plus de grands projets à la fin de sa vie. Du coup, dans cette optique, je sentais que si moi j’avais certaines capacités psychiques comme Einstein ou d’autres scientifiques, je n’avais pas d’autres capacités car on ne pouvait pas être parfait dans tout les domaines (d’après cette attribution des points dans les capacités intellectuelles que j’avais à ma naissance). Et c’est un peu comme si je considérai que cette croyance comme vraie, même si j’avais conscience que c’était fou de penser ça. Je m’imaginais sortir victorieux de la vie ou à l’inverse défait, et si j’en étais victorieux, je me voyais ressentir: c’est bien justifié car on est les meilleurs, moi et mon dieu a choisi mes scores, on sait bien décider.

Chaque fois, ce qu’il y a de constant dans ces idées bizarres, c’est l’impression qu’il y a une règle surnaturelle: ici des gens ou entités surnaturelles qui vont choisir mes capacités intellectuelles avant ma naissance.

Aujourd’hui, et je crois que c’est suite au régime sans gluten que je suis, si ces idées me viennent presque plus en tête, je peux les faire disparaître si je veux.

Et effectivement quand je mange à nouveau du gluten ou du lait de vache qui contient de la caséine qui peut avoir un effet similaire au gluten, alors ça peut arriver que quelques heures après j’ai plein d’idées bizarres qui me reviennent à l’esprit.

Pour le mécanisme du gluten sur le psychisme, trois médecins m’ont expliqué que le gluten, la caséine de lait de vache, le sucre et le soja, ont tendance à dégrader les jonctions entre les cellules de l’intestin (et ça même pour les gens n’ayant pas un vrai intolérance au gluten) et que souvent chez les gens ayant des problèmes psychologiques ces jonctions sont déjà un peu détruites. Ces jonctions qui fuit laissent passer des molécules du bol alimentaires dans le sang, font saturer le foie et passent aussi dans le cerveau et sûrement dérèglent un peu les neurones.

dessin comme une bande dessinée d'une histoire bizarre: un cosmonaute qui tombe sur terre dans un port
Spationaute: dessin d'un scénario bizarre que j'ai créé au collège!

Voici un exemple d’autres idées bizarres que j’ai noté au moment où je l’ai eu, malheureusement je n’ai pas pris le temps de bien décrire ce que je ressentais, et je ne me souviens plus de ce que je voulais dire exactement, c’est très confus, mais je laisse ce texte très confus volontairement pour faire comprendre qu’il est très difficile d’expliquer ses idées bizarres:

“il y a de la télépathie entre moi et Lucie (une amie), qu’elle se rendra compte que j’ai changé par télépathie, du coup si je l’appelait ça va troubler cet équilibre, car je raconterai des choses qui vont la troubler (même si là manière dont je lui parle peuvent la troubler, ça ne devrait pas tout changer? Sauf effet papillon) comme si l’appeler ou pas l’appeler allait tout changer. Voir des choses de manière solennelle, frimer, témoigner devant une caméra de télé que je vais faire des choses grandiose, un peu voir quelque chose de sacré en moi. Et hier je me suis rendu compte de cela, et cette envie permanente de vouloir frimer, vouloir être important m’a dégoûté et ça m’a inquiété que je n’arrive pas à penser autrement. Ça m’a fait ça après la reprise de gluten. C’était une bonne chose car, ces idées bizarres qui me traversaient l’esprit ont l’air d’avoir commencé à disparaître à ce moment. Et inversement imaginer qu’en l’appelant je vais lui donner des astuces qui vont la sauver, je vais la libérer d’un souvenir qui la stress, (car je sens qu’elle est toujours un peu stressée) et ça va changer sa vie pour toujours.

Et il naît en moi la crainte que si je ne prends pas en compte cette idée bizarre, alors ça fera du mal, par exemple à Lucie (cette amie) dans ce cas là, du coup je me force à m’inquiéter de ce truc là, je me force à ne pas l’oublier… en vrai il faut se poser la question, est ce qu’en pratique ça va vraiment changer sa vie grâce à ça? Oui, non, peut-être! Mais l’impression qu’il ne faut pas oublier cette idée reste très forte.”

un gros serpent sur le sol
La présence d'idées parasites inquiétantes dérange.

Petit j’avais aussi ces trucs, où je me forçais à me rappeler de certains évènements (comme par exemple l’éclair sur le panneau électrique à l’hôpital de ma ville à l’âge de 5 ans) car il serait salutaire pour moi de m’en souvenir. J’avais l’idée que garder en tête toutes ces idées importantes et impressions me rendrait fort et me permettrait de sauver le monde, et si je les oubliais c’était la fin. J’ai toujours un peu ces impressions où je souhaite me souvenir d’idées, de témoignages, de compréhensions des choses que je fais, car, je pense, elles me serviront un jour.

J’avais souvent, et un peu moins maintenant, l’intuition que si je reste pas concentré sur une idée, que si je souffre pas psychiquement en permanence, ou qu’au contraire je pense à quelque chose que je ne devrais pas penser, alors une catastrophe arrivera, ou que ça va créer un truc irréversible…

comme par exemple que les méchants de la matrice (scénario que je ressentais comme étant réel) prennent le dessus sur moi en me détectant dans leur réseau (car la présence de certains idées dans mon esprit leur permettrait de me retrouver dans leur réseau suivant mon intuition) ce qui leur permettrait au final de réussir à détruire l’humanité. Un peu à la manière où on imagine une conversation avec une personne dans notre esprit, je sentais la présence de la personne qui sera touchée par cette catastrophe dans mon esprit (ici pour cet exemple de la matrice, c’était l’humanité entière) lorsque j’avais ces intuitions, du coup ça me poussait à continuer de ne pas oublier cela. Quand mon esprit bug, que je crois à ces croyances, plutôt que d’oublier la présence de cette personne dans mon esprit, je continue d’y croire. Je ressens que quelque chose de mal va arriver si j’oublie de prendre en compte cela, les forces négatives vont prendre le dessus, et du coup je reste bloqué sur cette inquiétude plusieurs minutes en me forçant à penser à des choses, ou au contraire à ne pas penser à d’autres. Si j’oublie de prendre en compte ce risque, ça provoquera le problème donc il faut ne pas oublier de penser à ce problème, ce qui me pousse à y penser sans cesse.

Ça pouvait parfois être des croyances non pas sur les conséquences surnaturelles de mes pensées, mais sur des actions, comme ouvrir le frigo ou je ne sais quoi.

Ici je parle de l’hypocondrie (la peur permanente d’avoir une maladie grave), je me demande si c’est lié aux idées bizarres:

Dans ces idées bizarres, il y a l’idée qui vient à l’esprit et qui dit que si on ne prend pas en compte un truc, que si on prend trop à la légère un truc alors quasiment à coup sûr ça va être grave et le fait de ne pas prendre en compte cela va nous tuer ou nous embêter gravement. Du coup, dans cette état psychique, apparaît l’idée qu’il faut forcément s’en inquiéter, sinon on va passer à côté. Et bien ce genre d’idée peut, peut être, rendre hypocondriaque.

En effet, par exemple il y a longtemps j’ai eu un bouton rouge avec un gros tache autour, alors j’ai pensé que si je pense que c’est juste un piqûre de moustique, alors forcément je passerai à côté d’un érythème migrants (qui peut être révélateur de la maladie de Lyme, due à une piqûre de tique et qui peut poser de graves problèmes psychiatriques, ce qui ne serait pas cool vu ma situation), et si j’oublie de penser à ça je n’irai pas voir le médecin pour qu’il me prescrive un antibiotique pour empêcher cette maladie de Lyme de s’installer, et je deviendrai encore plus fou, et que tout sera perdu et que je ne pourrais plus vivre bien et faire mes projets, me plongeant dans l’inquiétude.

Du coup mon intuition que c’est sûrement grave et que c’est sûrement un érythème migrans (donc la maladie de lyme débutante), intimement,  si je me pose la question à moi même si c’est un bonne intuition, alors la réponse est oui.

Donc ici l’impression que si on ne prend pas en compte un chose, une idée, ça va poser un problème grave, peut amener à devenir hypocondriaque ou avoir des idées bizarres. Il faudrait voir si l’hypocondrie et les idées bizarres sont souvent associées chez les patients.

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