Rires immotivés

photo du joker qui force son sourire avec ses doigts
Le rire fou du Joker, (je ne suis pas l'auteur de cette image).

Je me souviens que durant la période du collège, ça m’arrivait très souvent d’être dans des situations où je riais tout seul, où j’imagine qu’un médecin psychiatre aurait pu dire que j’avais des rires immotivés.

J’avais peur d’avoir l’air très con et qu’on me prenne pour un fou, mais chaque fois une idée folle me faisait péter de rire.

Je me souviens d’un épisode particulier où comme les autres épisodes, je n’arrivais pas à me retenir de rire, sans que je puisse expliquer aux autres la raisons de ce qui me faisait rire, car c’était honteux dans mon idée de penser à ça:

dessin d'un singe au crayon à papier
Nous sommes les seuls animaux à savoir rire, pourquoi? peut-être car ça permet d'échapper de temps en temps à un stress dû à trop penser à toujours la même chose et de voir les choses d'un autre point de vue dans ces moments?

C’était au poney club, vers l’âge de 14-15 ans, chaque fois avant qu’on fasse la séance d’équitation, on devait chercher son cheval, le brosser, le préparer et lui mettre la selle, et cette fois là, je pensais au sketch des nuls où Alain Chabat fait la pub pour tonyglandine, ma bip c’est du béton! Je me passais en boucle dans ma tête cette scène et pendant 20 minutes, durant toute la préparation du cheval j’éclatais de rire de temps en temps en essayant de rester discret car je sentais que j’allais passer pour un fou, et ça me dérangeait franchement de passer pour un fou.

Je pense ce qui se passait dans ma tête était une hypersensibilité à sentir certaines choses comme drôle, ici la présence d’Alain Chabat qui dit sa connerie l’air sérieux! 🙂

Egalement comme mon esprit a tendance à rester bloqué sur certaines situations comme je l’explique dans un autre chapitre, ici je restais bloqué sur la situation de ce sketch. Enfin j’avais très honte de penser à ça, car je me disais que dans le poney club, avec ces gens qui me semblent entre guillemet un peu chic, ça aurait été inacceptable, honteux, inimaginable, que quelqu’un pense à tonyglandine, ma bip c’est du béton! Cette honte aussi participait à ma gène et au fait que ça me faisait rire. Aussi, à cause de cette honte de ces pensées, les gens qui m’auraient questionné sur pourquoi je riais n’auraient pas eu la réponse clair de ma vraie raison, mais j’aurais plutôt divaguer: “non mais c’est rien, c’est un truc idiot” et j’aurais tout fait pour ne pas répondre, ayant peur qu’il découvre que je pensais à tonyglandine!

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