Ne pas vouloir se soigner? Avoir des idées qui nous donne envie de pas se soigner

scan d'un article sur internet dans l'encyclopédie
Les patients, je le crois, se soignent mieux avec internet. Bien qu'ils puissent tomber sur des bêtises, ils trouvent aussi parfois des choses intéressantes sur leur maladie, ce qui leur permet de mieux se soigner. J'espère que les patients schizophrènes comprennent mieux depuis internet que leur maladie se soigne bien, ce qui leur permet de faire le premier pas vers le psychiatre.
Effectivement il ne faut pas chercher à persuader par la discussion qu’une personne qui est en crise psychotique que ses idées sont infondées pour telle ou telle raison, car rapidement les idées envahissantes reprendront le dessus, cependant on peut éventuellement la persuader que globalement ses idées sont souvent trop inquiétantes et sont finalement erronées et que prendre un traitement va permettre d’arranger ce problème, va permettre d’y voir plus clair. Que globalement elle n’est pas comme avant.

Parfois il peut aussi arriver l’idée/l’intuition que prendre un traitement va conduire dans le faux, dans la mauvaise voix, qu’il faudrait continuer à souffrir pour sauver le monde. En tout cas cette impression est venue à moi avec des croyances un peu compliquées à expliquer.

J’avais l’intuition que l’humanité vivait dans un monde virtuel simulé, à la manière du film Matrix, encore une fois je me rendais compte que cette intuition était folle. J’avais l’impression que d’être dans ce monde virtuel, c’était peut être ça qui créait une souffrance atroce en moi, un mal-être et une inquiétude constante.

Il aurait fallu, comme dans le film faire sortir les gens de la Matrix, de cette simulation pour les soulager et leur permettre d’accéder à la vérité.

J’avais l’impression de trahir des personnes qui luttaient dans la matrice si j’arrêtais de souffrir en prenant le traitement, j’étais partagé entre l’idée que si je prenais le traitement j’arrêterai de souffrir mais je condamnerai l’humanité, ou je ne prendrai pas de traitement et par un truc surnaturel insensé, peut être que ça sauverait l’humanité. C’était similaire au choix entre la pilule bleu et rouge dans le film, si il prend la rouge il sort de la Matrix et peut lutter difficilement, mais il le peut, ou il prend la bleu, reste dans la matrice et vie sereinement sans inquiétudes à la manière du traître qui préfère manger le steak de viande virtuel dans la matrice, profiter de la vie tout oublier plutôt que d’en sortir et manger une pâte servie aux résistants.

je m’imaginais être un de leur membre les plus importants, ou le plus important, l’élu, je m’imaginais que des personnes dans mon entourage avaient certains rôles dans la matrice, et je culpabilisais si je les trahissait.

Bien que j’ai toujours un questionnement, une impression de trahison de ma part quand je pense à ça, en réalité je n’ai pas hésité à prendre le traitement, je me disais quand même que c’était trop fou ce que je pensais, que ça mènerait à des actions inquiétante au pire, qu’au mieux je finirai clochard souffrant psychiquement intensément, à moins que la matrice existe réellement bien-sûr, auquel cas je souffrirai intensément puis un miracle de la matrice me sauverait. Question à la con que je me pose quand même, en me disant que j’ai peut être trahi ces gens, que les catastrophes en boucle que l’humanité vie continueront, qu’on ne sortira pas de ce cercle!

L’intuition que la matrice existait vraiment était très forte en moi, même si jamais conscience que c’était une idée parasite, et parfois, rarement j’y pense encore.

Toute ma vie est basée la dessus car dès tout petit, vers 5 ans peut être, cette intuition m’a envahit, et tout ce que j’ai vécu dans mon enfance est teintée de cette idée, comme si je l’oubliais, j’oubliais tout.

J’avais l’idée que si mon nerf optique et les autres nerfs étaient piratés, alors on pourrait me faire croire que je vis dans un faux monde, les pixels de ma vision étant piraté comme les pixels d’un écran de télévision, et je ressentais que ça devait être le cas.

Je crois que je me faisais cette idée, car bien-sûr j’étais parano avec l’impression que les gens (ici les dirigeants de la matrice) voulaient me faire souffrir sans raison réelle, et aussi parce que j’étais intelligent, en effet quand on est intelligent on remet en question tout ce qu’on apprend, pour vraiment bien comprendre les choses, ici je remettais en question la réalité, c’est peut être ça qui m’a poussé à imaginer la matrice alors que beaucoup d’autres schizophrènes n’ont pas ce délire il me semble.

Peut être certains ne veulent pas se soigner pour des inquiétudes avec des idées un peu du même genre, que si il prennent le traitement, ils ne pourront sauver l’humanité d’une manière ou d’une autre. Je ne sais pas si c’est un problème qui existe ou non dans les autres cas de schizophrénie.

Je connaissais quelqu’un qui avait des symptômes parano proches de la schizophrénie et qui n’était pas très gentil, il ne semblait pas comprendre que ses idées paranos ne tenaient pas la route. Je me demande si le fait de ne pas être bien gentil voir même un peu méchant ne serait pas lié au fait qu’il ne se rende pas compte que sa parano est insensée, en effet en l’absence d’un bon réseau efficace de neurones miroirs dans le cerveau, il ne peut comprendre que la plus part des gens qu’il côtoie ont en général des intentions gentilles. Il ne pouvait donc se rendre compte qu’il y avait un décalage entre ses intuitions que les autres lui veulent du mal et l’observation des autres dans la vie de tout les jours, qui ne lui faisaient pas de mal soient gentils, ce serait pour ça qu’il n’avait pas conscience que sa parano ne tenait pas la route, et donc qu’il ne voulait pas se soigner?

Peut être que c’était une autre raison qui le poussait à pas se soigner, par exemple je sais qu’il avait peur des médicament, que c’était pour lui l’industrie du pétrole qui créait les médicaments pour nous rendre malade pour vendre plus de médicaments.

C’est vrai qu’il étalait sa parano sans complexe comme si il n’avait pas de recul dessus, c’était aussi quelqu’un de très têtu, c’est peut être aussi pour ça qu’il ne voulait pas se soigner.

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