Pensées sur la schizophrénie, les difficultés à comprendre les autres, la compassion et l’empathie, la psychopathie et le trouble antisocial.

Je pense que contrairement à ce qu’on peut imaginer de la schizophrénie, (qui sont des gens connus pour mal comprendre les autres et qui ont souvent des symptômes de l’autisme de haut niveau), la schizophrénie ne diminue par l’empathie, elle l’augmente. Il faut comprendre comment fonctionne l’empathie et la compassion pour comprendre cela et comprendre pourquoi je pense que l’empathie est augmenté dans schizophrénie (contrairement à l’idée reçue).

Voila mon point de vue sur l’empathie que j’ai développé après nombreuses années et après confrontation avec des gens qui en manquent: c’est les neurones miroirs qui doivent gérer ça sûrement…

Leur rôle est de comprendre ce que ressent une autre personne qui est dans une certaine situation, et ils permettent aussi d’avoir une certaines introspection, de se comprendre soit même, de comprendre pourquoi on a eu tel émotions, tel ressenti, suite à quel événement (c’est des études d’imagerie cérébrale qui ont déterminé cela). En fait je me dis que ça fonctionne ainsi: avec notre vécu (que ce soit du vécu réel ou du vécu dans des scénarios qu’on s’imagine) on remarque que quand on est dans telle ou telle situation on ressent, on pense, on veut telle ou telle chose, par exemple quand on se baisse avec la main en direction du sol, c’est qu’on veut souvent attraper quelque chose tombé par terre, quand on est nu devant des gens on a honte (sauf si on est exhibitionniste 🙂 )

Par rapport à ce vécu on va pouvoir faire fonctionner nos neurones miroirs: Si on voit une personne se baisser avec la main en direction du sol, on va imaginer automatiquement qu’elle veut ramasser quelque chose, si on voit une personne nue devant une foule, on peut s’imaginer et ressentir qu’elle a honte, (sauf si on est un pervers 🙂 )etc etc.. On va ressentir ce que les autres ressentent, penser ou veulent en fonction de ce que nous, nous ressentirions, pensions ou voulions dans la situation de la personne que nous voyons ou imaginons (si on lit un livre par exemple).

Alors pourquoi les personnes schizophrènes comprennent mal ce qui est ressenti par les autres (du moins sans traitement ou que le traitement n’est pas top)? Je pense que ce n’est pas que ce mécanisme qui fonctionne mal, c’est que le vécu des schizophrènes est très différents du vécu général, du coup ils ne peuvent ressentir ce que ressentent les autres, puisque eux même ne ressentent pas cela.

une place à Lille bien remplie de monde
La population, les gens me faisaient peur, je me demandais comment les autres faisaient pour y vivre serainement.

Moi quand j’allais à une fête, j’avais peur des gens, je me sentais gêné, j’avais honte de ne rien dire, ne sachant quoi dire, je m’imaginais que ce que je pouvais dire passerai pour nul, débile ou grave et honteux, j’étais à moitié tétanisé, coincé dans un coin de la salle ou il y a la soirée, ayant peur de passer pour le nul, le tordu, le fou du moment. Du coup il m’était difficile de répondre à une personne qui me disait être contente d’aller à une fête, je n’arrivais pas à concevoir que ça soit possible tellement ma souffrance dans cette situation était intense, je ne ressentais absolument pas le bonheur de cette personne quand elle me disait cela, et je ne pouvais donc pas bien interagir avec elle, en lui répondant par exemple que j’étais content pour elle.

une vieille machine à traiter le blé dans le musée d'une ferme
La machine à gaz de mes pensées!

Quand je réussissais un examen, étant donné que j’avais peur du futur et de finir dans un hôpital psychiatrique (car je croyais qu’il n’y avait pas de traitement à mon problème), le succès à cet examen ne me rendait pas heureux de réussir dans la vie, c’était juste un poids, un effort inhumain que j’avais fait pour avoir cet examen et que je m’étais trahi à me faire souffrir ainsi.

Du coup, il m’était difficile de concevoir que les autres pouvaient réellement être heureux en voyant les résultats de leur examens, pourtant ils semblaient l’être voyant leur effusion de joie aux résultats du bac, je pensais que j’étais gravement anormal de ne pas les comprendre.

D’ailleurs ça me faisait très bizarre de voir des gens heureux dans des situations où moi j’aurais été en détresse. Une impression de culpabilité, que j’aurai du être différent.

J’avais entendu dire que dans le trouble borderline il y a un phénomène similaire: ces personnes s’imaginent que les autres ressentent ce qu’ils ressentent, alors que souvent les gens ressentent quelque chose de différent, les borderline ont une eu aussi vision faussée de ce que ressentent les autres, car eux aussi ressentent les choses un peu différemment des autres.

J’ai l’impression que pour l’autisme, c’est peut être un peu comme un timidité extrême, ou le contact avec les autres n’est ressenti que comme une peur, pourtant c’est possible que leurs neurones miroirs marchent bien. Il me semble que souvent les autistes sur ressentent la culpabilité et les possibles souffrances des autres (mais je me trompe peut être sur ce point, ce n’est pas un sujet que je connais bien)

photo d'un dessert fait de fraise avec de la chantilly sur une tableau au restaurant
Les antisociaux ne pensent pas aux autres, surtout quand il faut partager le dessert. Moi aussi ça m'arrive de ne pas vouloir partager le dessert, mais c'est parce que je suis gourmand.

comment fonctionnent les antisociaux

Les personnes antisociales ou ceux se comportant mal tel que les personnalité paranoiac,

je le ressens, eux, au contraire ont les neurones miroirs qui marchent mal. Ils ne ressentent peu la souffrance chez les autres, et peu les ressentis, pensées et volontés des autres.

C’est ce que j’ai compris en m’opposant à des personnes étant plus ou moins mauvaises avec d’autres dans leur parole (elles engueulaient les autres, et vu la suite situation de subordination des personnes engueulées, celles ci avaient peur des conséquences si elles répondaient, comme par exemple se faire virer, elles étaient donc tyrannisé et tétanisé lors de ces situations, c’était assez évident lorsqu’on voyait la scène), en leur faisant comprendre que leur comportement était intolérable et surtout faisaient souffrir les autres pour telle ou telle raison, je me suis rendu compte que ces personnes ne se rendaient pas compte qu’elles faisaient souffrir ces gens, mais voyaient ces personnes comme des coupables qui cherchaient à pourrir la situation,

ces personnes un peu antisociales tombaient des nus quand elles comprenaient suite à mes explications qu’en réalité les gens qu’elles engueulaient étaient plus des victimes terrorisées que des coupables

… elles comprenaient et arrêtaient en bonne partie ce mauvais comportement. Cette réaction pourtant évidente de comprendre que ces gens étaient des victimes terrorisées, n’existait pas chez ces personnes un peu antisociales.

Pour faire un parallèle, quand on trébuche sur un pierre dans la forêt, si on est un peu énervé, on peut se mettre à insulter la pierre. Par contre si on est dans la même situation mais que c’est une autre personne qui nous fait trébucher involontairement, alors on va se retenir même si on peut être un peu énervé, car il faudrait éviter de lui faire peur et de l’accuser d’une chose dont elle est innocente, ce qui serait injuste. Pour une personne antisociale dont les neurones miroirs marchent mal si elle trébuche contre une personne elle va l’insulter car pour elle la personne qui l’a fait trébucher est comme une pierre, c’est juste un truc qui lui est pénible et qui s’oppose à son chemin.

A part le fait que les neurones miroirs servent à comprendre les autres, le reste des choses que je dis ici sur l’empathie, la schizophrénie et le trouble antisocial restent des hypothèses que j’ai créé, cependant ça me parait très cohérent, à mon avis c’est sûrement juste.

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